Réponse de B. Hamon


Madame, Monsieur,


Je prends connaissance de votre courriel qui me permet de revenir sur
l’extraction de sable en baie de Lannion et de réaffirmer que ce dossier
est en quelque sorte emblématique de pratiques éculées auxquelles je veux
mettre un terme.

Le 1er mars dernier, j'étais aux cotés du maire de Trébeurden, Alain Faivre,
qui me rapportait que les élus, les pêcheurs et la population étaient
opposés à ce projet. Il n'est plus possible de fonctionner de la sorte :
les décisions verticales doivent laisser la place au dialogue
environnemental et mieux prendre en compte les préoccupations des acteurs
d'un territoire, surtout lorsqu'elles portent sur des considérations
d'intérêt général.

Pour remédier à ce type de situations, j'organiserai des Conférences de
consensus lorsqu’est établie l’existence d’un lourd impact écologique d’un
grand projet d’investissement local ou national. Cela permettra l’émergence
de solutions devant allier économie, social et écologie.

Sur ce projet, je considère qu'il n'aurait pas fallu céder aux lobbies,
qu'il n'est plus possible aujourd'hui de tolérer des activités économiques
qui dégradent les écosystèmes à court ou moyen terme. Je n'aurais pas signé
le décret autorisant l’extraction de sable coquillier en baie de Lannion pour
la Can, filiale du groupe Roullier - ni renvoyé cette responsabilité au
Préfet. Il faut avoir le courage de s'opposer et d'ouvrir la réflexion à
des projets alternatifs, conciliant économie et écologie.

C'est dans cette perspective que je mettrai un terme à l'actuelle
autorisation de concession et inviterai les parties intéressées à réfléchir
à un autre projet économique, respectueux des hommes et de leur
environnement.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

Benoit Hamon

Aucun commentaire: